ESTIMATION A L’AIDE DE LA TELEDETECTION ET DES SIG DES IMPACTS DES SEQUENCES PLUVIOMETRIQUES SECHES SUR LA DYNAMIQUE SAISONNIERE DE LA BIOMASSE FOURRAGERE DANS LA COMMUNE DE MALANVILLE (NORD-BENIN)
Loading...
Date
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
L’élevage pastoral en Afrique de l’ouest, à l’approche d’une nouvelle saison des
pluies est confronté à une pénurie remarquable de ressources pastorales compte
tenu de l’épuisement des stocks de foin, de résidu de récolte et l’envahissement
des aires de pâturage par les feux de végétation tardifs. C’est dans ces
conditions que la nouvelle saison des pluies s’installe avec l’apparition des
séquences pluviométriques sèches ralentissant l’évolution de la végétation et
allongeant ainsi la période de vulnérabilité du cheptel à la pénurie de fourrage.
L’objectif du présent article est d’estimer l’impact de ces séquences sèches sur
l’évolution saisonnière de la biomasse fourragère dans la commune de
Malanville. Les données pluviométriques journalières utilisées sont celles de la
station synoptique de Gaya obtenues à l’ASECNA-Niamey de la période 2013-
2017 qui ont permis la détermination des séquences pluviométriques sèches. Les
données satellitales, de la même période concernent les images Landsat OLI/
TIRS qui ont été traitées pour extraire les valeurs de l’indice de condition de la
végétation (VCI) et l’indice de croissance normalisée (ICN). Le premier indice
évalue les conditions hydriques de la végétation et le second son évolution
temporelle. Les données pluviométriques ont été traitées à l’aide du logiciel
Instat + et les images satellitaires par ENVI 5.1 selon la méthode Maximum
Value Composite (MVC). L’analyse des séquences pluviométriques sèches et des
valeurs de ICN sur les cinq ans montre que les périodes ayant connu ces séquences correspondent à celles de faible valeur d’ICN. Les coefficients de
corrélation r entre ICN et VCI sur les périodes P1(avril-mai), P2 (mai-juin), P3
(juin-juillet), P4 (juillet-septembre) et P5 (septembre-octobre) sont
respectivement 98,09 % ; 84,38 % ; 89,03 % ; 71,91 % et 91, 27 %. L’estimation
saisonnière de ces indices peut prédire la production saisonnière de ressources
fourragères qui est très importante dans la gestion de l’élevage pastoral.
