Les mobilités saisonnières des mineurs : dans l’antichambre des migrations et des nouvelles trajectoires sociales dans le Bénin rural
Abstract
Le texte proposé se fonde sur une hypothèse qui met en relation la précarité de certaines localités rurales béninoises, la complexité et les incertitudes des trajectoires sociales conduisant dans les milieux urbains et les alternatives plus certaines dans la quête de ressources par les jeunes. Les réflexions conduites ici se basent sur une rupture des analyses linéaires qui font passer les jeunes des villages vers les centres urbains à la recherche de mieux être. A partir de recherches socioanthropologiques sur les mobilités des jeunes dans le Nord-Bénin, on tente de restituer les trajectoires complexes de nombreux jeunes qui décident de quitter leurs milieux ruraux d’origines vers d’autres à la quête de mieux être et en attendant de s’engager dans des migrations plus classiques. Les dynamiques observées relèvent de recherches itératives tentant de lier les zones de séjour à celles de départ avec l’ambition de comprendre les raisons qui motivent de plus en plus le choix de destinations non urbaines par de jeunes ruraux qui partent de chez eux de façon plus ou moins durable ou de façon saisonnière. La quête d’un emploi et plus généralement d’un mieux-être est souvent au fondement des mobilités des jeunes ruraux. Les besoins d’une mobilité sociale ascendante passent chez nombre de ces jeunes ruraux par des mobilités géographiques. Le présent texte vise à présenter un angle d’approche spécifique où les séjours de jeunes béninois du nord dans d’autres milieux ruraux béninois apparaissent comme des lieux de préparation à des migrations agricoles plus étendues.
