Protection des côtes et écosystèmes de la plate-forme continentale du littoral béninois (Cotonou)

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Le réchauffement de la terre et les actions anthropiques en milieux littoraux sont les principaux facteurs de la transgression océanique. L’érosion côtière est devenue un enjeu et un défi pour toutes les nations. Le littoral béninois et les côtes de Cotonou en particulier ne sont pas épargnés. Des aménagements sont entrepris pour la régression. Le présent travail vise à analyser l’inflexion de la contribution de la plate-forme continentale de Cotonou au développement socio-économique des populations. Sa pauvreté en ressources fauniques est considérée comme l’une des principales causes des pénibles conditions de vie des populations jouissant de son exploitation. La perte de la biodiversité, l’érosion côtière et la protection des côtes sont simultanées. La connaissance des relations entre cette inflexion et l’érosion côtière et la responsabilité des aménagements dans la dynamique des écosystèmes du plateau continental est opportune. Une recherche documentaire, des entretiens, interviews, sondages et un focus group par arrondissement riverain ont permis de recueillir des informations sociales et économiques des parties prenantes. En outre, des observations, levés topographiques, études bathymétrique, hydrologique et taxinomique ont contribué à l’appropriation des connaissances lithologiques, géomorphologiques, biologiques du cadre d’étude. Ces techniques de recherche ont révélé que la profondeur de la plate-forme continentale à la lisière des côtes de Cotonou a une moyenne de 81,62 m. De 1992 à 2018, une réduction du nombre des espèces vivantes est observée. Ainsi, les espèces végétales passent de 80 à 40 et de 257 à 182 pour celles animales à cause des bruits des moteurs, le déversement des hydrocarbures dans les eaux nitriques, la perturbation des milieux écologiques par les opérations de protection des côtes contre l’érosion. Au cours de la même période, le nombre de pêcheurs est passé de 5000 à 1250 avec la suppression de 3 000 emplois.

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