DIVERSITE ET STRUCTURE GENETIQUE DES POPULATIONS DE PARKIA BIGLOBOSA (JACQ.) R. BR. EX G. DON DE TROIS ZONES AGROECOLOGIQUES DU SUD BENIN
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Abstract
545
37
Annales de l’Université Joseph KI-ZERBO
Série C, vol. 020 Décembre 2022
ISSN : 2424-7545
Presses Universitaires
03 BP 7021 Ouagadougou 03 – Burkina Faso
Tél. Std : (226) 25 30 70 64/65 - Ld : (226) 25 31 31 37
URL : http://www.univ-ouaga.bf/revue
Site web : www.ujkz.bf
DIVERSITE ET STRUCTURE GENETIQUE DES POPULATIONS DE PARKIA
BIGLOBOSA (JACQ.) R. BR. EX G. DON DE TROIS ZONES AGROECOLOGIQUES DU SUD BENIN
Kourouma KOURA1
, Blaise ALOWANOU-KELE2,3
, Antoine Abel MISSIHOUN2,3
,
Paulin SEDAH2,3
, Relique Ignance AGBO2,3
, Clément AGBANGLA2,3
, Jean Cossi GANGLO1
Réception : 14 / 11 / 2022 Révision : 15 / 12 / 2022 Acceptation : 30 / 12 / 2022
1Laboratoire des Sciences Forestières, Faculté des Sciences Agronomiques, Université d’Abomey-Calavi, 01 BP
526 Cotonou, Bénin
2Laboratoire de Génétique et des Biotechnologies, Université d’Abomey-Calavi
3Laboratoire de Génétique Moléculaire et d’Analyse des Génomes, Université d’Abomey-Calavi
Résumé
Parkia biglobosa, est une espèce typique des parcs agroforestiers répandue dans la savane
soudanienne. Elle présente de multiples fonctions et constitue une source inestimable de biens et de
services pour les communautés locales en Afrique de l’Ouest. La présente étude a eu pour but d’évaluer
la diversité et la structure génétiques des populations de Parkia biglobosa des zones agro-écologiques
des terres de barre, de la dépression et des pêcheries, du Bénin. Vingt-et-un accessions correspondantes
à vingt-et-un placeaux, ont été collectées dans les trois zones. Respectivement, huit, six et sept individus
de l’espèce en étude, ont été prélevés dans les zones agro-écologiques des terres de barre, de la
dépression et des pêcheries. Au total, huit marqueurs microsatellites SSRs spécifiques à l’espèce Parkia
biglobosa ont été testés. Les huit marqueurs utilisés sont polymorphes et ont révélé en tout, cinquantehuit allèles sur l’ensemble des morphotypes considérés. Le taux de polymorphisme est évalué donc à
100 %. Le nombre d’allèles varie de 5 à 14 selon les loci avec un nombre moyen de 7,25 allèles par
marqueur. Les allèles rares (fréquence < 5 %) représentent 24,13 % de l’ensemble, soit 14 allèles rares
sur les 58 allèles. La diversité génétique de Nei (ou hétérozygotie attendue) de l’ensemble de la
collection est de 0,83 et varie de 0,72 (pour le locus PbL04) à 0,95 (pour le locus PbL09). La valeur
moyenne par locus du taux d’hétérozygotie observée, est de 0,81. Ce taux par locus est inférieur à 1,
pour tous les loci sauf, pour les loci PbL09 et PbL11 qui, ont un taux d’hétérozygotie observée, égal à
1. Seul le locus PbL21, a un taux d’hétérozygotie inférieur à 0,50. Concernant l’écart à la panmixie (F),
F > 0 (positif) pour deux des huit loci. Il s’agit des loci spécifiques PbL21 et PbL22. Par déduction, les
populations présentant de tels indices, connaissent un déficit en hétérozygotes par rapport à l'équilibre panmictique. F < 0 (négatif) dans le cas des six autres loci. Donc, les populations ici ne présentent pas
un déficit mais plutôt un excès, en hétérozygotes par rapport à l'équilibre panmictique. Par ailleurs, le
dendrogramme réalisé révèle que les 21 accessions de Parkia biglobosa, sont organisées en trois groupes
comportant respectivement 17, 2 et 2 individus. D’où l’existence d’une diversité intra et inter
populations des morphotypes de Parkia biglobosa des zones agro-écologiques, en étude. Ces résultats
ont le mérite de fournir des détails très utiles, pour la conservation de cette espèce, en voie de disparition,
malgré les multiples biens et services, qu’elle rend.
